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Théâtre
Romulus der Grosse
Stadttheater Solothurn
Theatergasse 16-18, 4500 Solothurn
Et si un empire choisissait de disparaître ? Le dernier empereur de Rome s’occupe de ses poules pendant que tout s’effondre. Une satire sur le pouvoir et la chute des empires.
de Friedrich Dürrenmatt
Quelle belle utopie: de grands chefs de guerre qui se détournent de leur empire et préfèrent se consacrer à la vie d’éleveurs de poules.
Romulus le Grand, dernier empereur de l’Empire romain, séjourne dans sa résidence d’été, totalement désintéressé des affaires d’État. Une seule chose retient son attention: son élevage de poules. Ses ministres s’inquiètent, s’agitent, le supplient d’agir contre les Germains qui marchent sur Rome. Mais Romulus n’envisage rien de tel. Il n’est pas non plus prêt à sauver son empire en le vendant à l’industriel César Rupf. Bien au contraire: Romulus s’est sciemment hissé au sommet de l’Empire romain pour mieux le livrer à sa chute. «C’est devenu un empire mondial, et donc une institution qui pratique publiquement le meurtre, le pillage, l’oppression et la dévastation aux dépens des autres peuples.» L’entourage de Romulus prend la fuite. Seul, il affronte les Germains lorsque ceux-ci atteignent sa villa. Mais c’était sans prévoir l’attitude du souverain germanique Odoacre. Celui-ci est venu pour se soumettre à Romulus, par crainte d’un futur grand empire germanique.
Friedrich Dürrenmatt imagine des puissants fatigués du pouvoir et se joue avec une ironie acerbe de ceux que l’on tient pour les maîtres du monde.
Die Publikation dieser Anzeige wird ermöglicht durch GA Weissenstein GmbH.
Quelle belle utopie: de grands chefs de guerre qui se détournent de leur empire et préfèrent se consacrer à la vie d’éleveurs de poules.
Romulus le Grand, dernier empereur de l’Empire romain, séjourne dans sa résidence d’été, totalement désintéressé des affaires d’État. Une seule chose retient son attention: son élevage de poules. Ses ministres s’inquiètent, s’agitent, le supplient d’agir contre les Germains qui marchent sur Rome. Mais Romulus n’envisage rien de tel. Il n’est pas non plus prêt à sauver son empire en le vendant à l’industriel César Rupf. Bien au contraire: Romulus s’est sciemment hissé au sommet de l’Empire romain pour mieux le livrer à sa chute. «C’est devenu un empire mondial, et donc une institution qui pratique publiquement le meurtre, le pillage, l’oppression et la dévastation aux dépens des autres peuples.» L’entourage de Romulus prend la fuite. Seul, il affronte les Germains lorsque ceux-ci atteignent sa villa. Mais c’était sans prévoir l’attitude du souverain germanique Odoacre. Celui-ci est venu pour se soumettre à Romulus, par crainte d’un futur grand empire germanique.
Friedrich Dürrenmatt imagine des puissants fatigués du pouvoir et se joue avec une ironie acerbe de ceux que l’on tient pour les maîtres du monde.
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